Femme, pose sur mon front tes mains balsamiques,
tes mains douces plus que fourrure.
La haut les palmes balancées qui bruissent dans la haute brise
nocturne
A peine. Pas même la chanson de nourrice.
Qu' il nous berce le silence rythmé.
Ecoutons son chant, écoutons battre notre sang sombre, écoutons
battre le pouls profond de l' Afrique dans la brume des villages perdus
Voici que décline la lune lasse vers son lit se mer étale
Voici que s' assoupissent les éclats de rire, que les conteurs
eux-mêmes
dodelinant de la tête comme l' enfant sur le dos de sa mère
Voici que les pieds des danseurs s' alourdissent;
que s' alourdissent les langues des choeurs alternés.
C' est l' heure des étoiles et de la nuit qui songe
S' accoude à cette colline de nuages, drapée dans son pagne
de lait
..../...
NUIT
DE SINE (extrait) Léopold Sédar Shengor
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Le
ponton du Cajou à Djilor
copyright
30-05- 2008- Jean-.Louis Franchineau, Saly |
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