Nuit de Siné, Léopold Sedar Senghor. retour sur afriquimmo.com locations sur africaloc.com
 


Femme, pose sur mon front tes mains balsamiques,
tes mains douces plus que fourrure.

La haut les palmes balancées qui bruissent dans la haute brise nocturne
A peine. Pas même la chanson de nourrice.

Qu' il nous berce le silence rythmé.
Ecoutons son chant, écoutons battre notre sang sombre, écoutons
battre le pouls profond de l' Afrique dans la brume des villages perdus

Voici que décline la lune lasse vers son lit de mer étale
Voici que s' assoupissent les éclats de rire, que les conteurs eux-mêmes
dodelinant de la tête comme l' enfant sur le dos de sa mère
Voici que les pieds des danseurs s' alourdissent;
que s' alourdissent les langues des choeurs alternés.

C' est l' heure des étoiles et de la nuit qui songe
S' accoude à cette colline de nuages, drapée dans son pagne de lait

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NUIT DE SINE (extrait) Léopold Sédar Shengor

 
Le ponton du Cajou à Djilor
copyright 30-05- 2008- Jean-.Louis Franchineau, Saly
   
   
Autre ponton à Djilor,
à moins de 500 mètres du Cajou,
celui de la maison paternelle
du poète Président.